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Les enfants confrontés au terrorisme à Paris…et ailleurs.

De nombreux droits ont été atteints lors des évènements graves qui se sont déroulés à Paris, cette première semaine de Janvier 2015.

Les 4 principes fondamentaux ont été malmenés, nous vous les rappelons :

  1. L’enfant a le droit d’avoir les moyens de vivre dans la dignité humaine.
  2. L’enfant a le droit de se développer. Cela englobe le droit à l’information, à l’éducation, à la culture, aux loisirs, à la liberté de pensée politique et religieuse…
  3. L’enfant a le droit d’être protégé. Ceci touche toutes violences et la présence sécurisante d’adultes, généralement des parents.
  4. L’enfant a le droit de s’émanciper. C’est-à-dire de participer aux activités de la société et d’intervenir dans les décisions qui le concernent.

HU pense spécialement aux enfants orphelins, témoins directs et indirects. Nous y associons les enfants nés en Syrie, en Palestine, en Irak, au Nigéria… qui sont confrontés quotidiennement à de tels actes.

Que les nombreux messages positifs, les hommages rendus à ceux qui ont perdu la vie, les marches dans le monde entier… soient pour tous autant de marques de soutien qui les aident à grandir.

Ces évènements génèrent un phénomène d’effraction dans le psychisme de l’enfant qui induit chez eux beaucoup d’insécurité.

L’émotion provoquée par ces violences crée un climat qui peut laisser des traces et atteindre la santé globale, particulièrement chez l’enfant, même s’il n’est pas directement concerné.

Comment dès lors :

  • Leur parler, sans haine, de personnes prêtes à tout pour des idéologies que nous, adultes, ne comprenons pas ?
  • Rassurer l’enfant, même très petit, sans nier les faits, ni sombrer dans le pessimisme, en sachant qu’il en a une perception différente que les adultes ?
Par Clément Belleudy from Grenoble, France (Je suis Charlie) [CC BY-SA 2.0], via Wikimedia Commons

Par Clément Belleudy from Grenoble, France (Je suis Charlie) [CC BY-SA 2.0], via Wikimedia Commons

Comme nous, quel que soit son âge, l’enfant à besoin de comprendre. Nous ne pouvons pas faire « comme s’il ne s’était rien passé ». Voici quelques pistes aidantes :

  • Donnons leur une parole forte en parlant de la nécessité de l’instruction, de la formation du sens critique, du danger des idéologies…
  • Dans ces moments une présence parentale pour l’enfant, quel que soit son âge, est un élément majeur pour sa sécurité et son développement.
  • Chaque enfant et chaque environnement de vie sont différents. Il n’y a donc, pas de réponse standard.
  • Autour de ces évènements odieux, les adultes qui éduquent l’enfant peuvent, par leur écoute et leur « parler vrai », créer un environnement sécurisant.
  • Il s’agit peut-être d’une bonne occasion pour les parents d’aider leurs enfants à prendre une distance face aux réalités négatives et aux violences présentes dans toute vie.
  • Pour les enfants de moins de 4 ans, soyons attentifs à répondre à leurs pleurs, leurs difficultés de sommeil et/ou appels plus nombreux…, par quelques mots comme  « je suis là » mots et des gestes rassurants.
  • Pour les enfants plus grands, n’informons pas « à tout prix », tentons de comprendre ce qui les a marqués et comment ils l’ont enregistré, écoutons les.
  • Laissons-leur le temps de s’exprimer à leur façon, répondons sans précipitation, avec nos mots, à leurs questions, dans le respect de leur capacité de comprendre.
  • Soyons attentifs à leurs éventuelles autres questions et engageons-nous à y répondre plus tard si nous devons chercher les réponses. Revenons alors vers eux en s’assurant qu’ils souhaitent toujours connaître la réponse ?
  • Attention aux images qui risquent de laisser des traces plus profondes que les mots entendus.
  • Dès que l’occasion se présente montrons aux enfants les éléments positifs de recherches de solutions pour nous protéger.
  • Autour de ces évènements difficile à qualifier, tout adulte peut, par son écoute, son comportement respectueux vis-à-vis de tous et son « parler vrai », créer un environnement sécurisant, suscitant ainsi l’espoir dans l’avenir de chacun.

Remerciements :

Nous remercions, pour leur participation à cet article, les deux membres de HU ci-dessous :

  • Anne-Christine Frankard, chargée de cours à la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education UCL, responsable des psychologues et paramédicaux au CPJ de Marcinelle.
  • Reine VANDER LINDEN , Psychologue périnatale, membre de l’équipe rédactionnelle du « Ligueur et mon bébé » et responsable de la formation dans le GIP (Groupe Interdisciplinaire Interuniversitaire de Périnatalité).

 

Mon enfant doit être hospitalisé

Parents et enfants ont le droit d’exprimer leurs sentiments, de recevoir les informations exactes et compréhensibles, quel que soit le type de pathologie.

Au moment de l’annonce de l’hospitalisation

  • Parlez clairement et simplement à votre enfant : «Tu vas venir ici pendant x jours », apaisez-le si il a des questions en lui disant par exemple : « Cela, nous allons en parler avec le docteur ».
  • Associez l’enfant – même très jeune – à l’entretien.
  • Exprimez vos craintes, angoisses… et demandez à être informés concernant le diagnostic de la maladie, les soins qu’elle nécessite, la durée prévue du séjour et autres informations…
  • Demandez que le médecin traitant de votre enfant reçoive le dossier médical (pédiatre et/ou généraliste).
  • Demandez les renseignements sur la préparation à l’entrée à l’hôpital :
    • Quelles analyses seront faites, quand et où ?
    • Quelle personne de contact (coordonnées) si vous avez besoin d’informations complémentaires ?
    • Autres points auxquels vous pensez.
  • Demandez s’il y a une possibilité d’avoir un contact avec le service qui accueillera votre enfant pour  :
    • Connaître les règles du service, le déroulement du séjour ;
    • Connaître les modalités d’information pour les parents ;
    • Connaître votre rôle en attendant le jour de l’hospitalisation : jeux, livres adaptés aux soins ;
    • Expliquer le rythme de vie de votre enfant ;
  • Laissez votre enfant participer à l’entretien suivant son âge.
  • Demandez où recevoir les informations administratives :
    • Documents indispensables ;
    • Montant de l’acompte ;
    • Démarches auprès de la mutuelle ;
    • Autres questions importantes pour vous.